Apnée du sommeil et espérance de vie : ce qu’il faut savoir

Par Jessica Arnaud

Publié le 04/12/2025

Apnée du sommeil et espérance de vie : ce qu'il faut savoir

L’apnée du sommeil ne se résume pas aux ronflements. Ce trouble respiratoire nocturne fragilise le cœur, dérègle le métabolisme et accélère l’usure de l’organisme. La bonne nouvelle, c’est qu’un diagnostic précoce et des traitements bien suivis changent réellement la trajectoire de santé et l’espérance de vie. Voici l’essentiel à connaître, preuves et exemples concrets à l’appui.

💡 À retenir

  • Environ 50% des personnes atteintes d’apnée du sommeil non traitée peuvent voir leur espérance de vie réduite.
  • Les traitements comme la PPC peuvent réduire le risque de complications graves.
  • Statistiques sur le nombre de personnes affectées par cette condition en France.

Comprendre l’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil est un trouble respiratoire qui interrompt ou réduit la respiration pendant le sommeil, provoquant des micro-réveils répétés. Le cerveau doit relancer la respiration, ce qui fragmente le repos et fait chuter l’oxygène dans le sang. À long terme, ce stress nocturne chronique fatigue le cœur et dérègle la tension, la glycémie et l’humeur.

En France, ce problème de santé publique touche largement la population adulte. Les spécialistes estiment que plusieurs millions de personnes présentent des symptômes évocateurs. Plus d’1 million de patients sont aujourd’hui suivis pour une forme avérée et traitée, un chiffre en hausse grâce au dépistage.

Définition et types d’apnée

On distingue trois formes principales. L’apnée obstructive est la plus fréquente. Elle survient lorsque les voies aériennes supérieures s’affaissent durant la nuit. L’apnée centrale résulte d’un défaut de commande respiratoire par le cerveau. La forme mixte combine les deux mécanismes. La sévérité se mesure avec l’indice d’apnées-hypopnées (IAH), soit le nombre d’événements par heure de sommeil.

A lire aussi  Polyarthrite rhumatoïde et yeux : symptômes à connaître

Un IAH de 5 à 15 correspond à une apnée légère, de 15 à 30 à une apnée modérée, au-delà de 30 à une apnée sévère. Les symptômes les plus courants incluent les ronflements sonores, des pauses respiratoires rapportées par l’entourage, une somnolence diurne marquée, des maux de tête matinaux et des réveils nocturnes avec sensation d’étouffement.

Facteurs de risque

  • Surpoids et obésité, en particulier un tour de cou important
  • Âge, sexe masculin, ménopause
  • Anatomie des voies aériennes étroites, déviation de septum, amygdales volumineuses
  • Alcool le soir, sédatifs, tabagisme
  • Diabète de type 2, hypothyroïdie, antécédents familiaux

Impact de l’apnée du sommeil sur l’espérance de vie

Impact de l'apnée du sommeil sur l'espérance de vie

Des études concordantes montrent que l’apnée du sommeil non traitée augmente le risque de complications cardiovasculaires. La baisse répétée de l’oxygène entraîne une inflammation systémique, une suractivation du système nerveux et une élévation de la tension artérielle. Le cœur se fatigue, les artères s’abîment, et le risque d’infarctus ou d’AVC grimpe.

On observe aussi un lien avec le diabète et les troubles psychiques comme la dépression. La somnolence expose à des accidents de la route ou du travail. Le risque d’accident de la circulation est environ multiplié par 2 à 3 en l’absence de prise en charge. Chez une partie des patients, la pression artérielle devient difficile à contrôler malgré plusieurs médicaments.

La donnée la plus frappante reste celle-ci. Environ 50% des personnes avec une apnée du sommeil non traitée pourraient voir leur espérance de vie réduite, par cumul de complications cardio-métaboliques et d’accidents. Cette perte n’est pas inéluctable. Les trajectoires s’améliorent nettement lorsque le trouble est dépisté et traité avec assiduité.

A lire aussi  Cystocèle : comprendre et agir contre la descente de vessie

Statistiques sur l’espérance de vie

Chez les personnes atteintes d’apnée sévère non traitée, le risque de mortalité toutes causes confondues est plus élevé que dans la population générale. Les complications cardio-vasculaires expliquent une grande part de l’excès de risque. Les patients traités efficacement voient cette surmortalité diminuer, parfois jusqu’à se rapprocher de celle de sujets comparables sans apnée.

En France, la prise en charge a beaucoup progressé. Le dépistage s’est organisé autour des centres du sommeil et des enregistrements à domicile. On estime que plusieurs millions de Français présentent un tableau compatible, et que plus d’un million d’entre eux bénéficient d’un traitement par PPC ou d’une orthèse mandibulaire. Cette diffusion du traitement contribue à réduire les hospitalisations cardiovasculaires et les arrêts de travail liés à la somnolence.

Solutions et traitements pour améliorer l’espérance de vie

Tout commence par une évaluation. Le médecin interroge les symptômes, l’entourage et les habitudes de sommeil. Un enregistrement du sommeil est ensuite proposé, soit en laboratoire avec polysomnographie, soit à domicile avec polygraphie ventilatoire. Ce bilan confirme le diagnostic et précise la sévérité, afin d’adapter le traitement.

Le traitement de référence de l’apnée du sommeil obstructive modérée à sévère est la PPC, aussi appelée CPAP. Ce dispositif envoie un flux d’air qui maintient les voies aériennes ouvertes durant la nuit. Utilisée de façon régulière, la PPC diminue la somnolence, fait baisser la tension et réduit le risque d’accidents et d’événements cardiaques. Les bénéfices sur l’espérance de vie apparaissent lorsque le port nocturne est suffisant.

Jessica Arnaud

Je suis Jessica Arnaud, passionnée par la santé et le bien-être. Sur mon blog, je partage des conseils pratiques et des réflexions pour adopter un mode de vie sain. Rejoignez-moi dans cette aventure vers une meilleure santé !

Rejoignez notre newsletter !

Je m'abonne

Plus d'actualités