Les dent qui se chevauchent peuvent gêner le sourire, compliquer l’hygiène et fatiguer la mâchoire. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des solutions efficaces et accessibles, de l’orthodontie discrète aux traitements plus complets. Ce guide pratique explique d’où vient le chevauchement dentaire, comment le corriger et comment l’éviter. Vous y trouverez aussi des conseils concrets et des retours d’expérience pour passer à l’action sereinement.
💡 À retenir
- Environ 30% de la population mondiale souffre de chevauchement dentaire.
- L’orthodontie peut réduire le chevauchement dentaire dans 80% des cas.
- Les bonnes habitudes dentaires peuvent prévenir les problèmes de chevauchement.
Qu’est-ce que le chevauchement dentaire ?
Le chevauchement dentaire correspond à un manque d’alignement où des dents se déplacent, se serrent ou se chevauchent anormalement. On parle souvent de dysharmonie entre la taille des dents et l’espace disponible sur les arcades. Ce tableau s’inscrit dans la famille des troubles de l’occlusion, aussi appelés malocclusion. On estime qu’environ 30% des personnes dans le monde présentent un certain degré de chevauchement.
Au quotidien, cela peut se traduire par une gêne esthétique, une difficulté à passer le fil dentaire, une usure prématurée de l’émail, une inflammation gingivale ou une sensibilité accrue. Chez certains, les dent qui se chevauchent favorisent des tensions musculaires et des maux de tête. Plus tôt on identifie le problème, plus les solutions sont simples et rapides à mettre en place.
Définition et symptômes
Le chevauchement dentaire se repère facilement devant un miroir, mais un examen dentaire confirme son étendue. Parmi les signes les plus fréquents :
- Dents qui tournent ou se superposent, rendant le brossage moins efficace
- Espaces inexistants entre les dents, fil dentaire qui accroche ou se déchire
- Gencives sensibles, saignements au brossage, halitose liée à la plaque retenue
- Usure inégale de l’émail, douleur à la mastication, mâchoire crispée
Causes des dents qui se chevauchent
La cause la plus fréquente est génétique. Quand la mâchoire est petite et les dents plutôt grandes, elles se disputent l’espace et finissent par se décaler. Les dent qui se chevauchent peuvent également résulter d’un mauvais positionnement de la langue ou d’une respiration buccale chronique, qui modifient la posture des lèvres et des joues et influencent la croissance des arcades.
D’autres facteurs entrent en jeu, comme la perte prématurée d’une dent de lait sans maintien d’espace, la persistance de certaines habitudes (succion digitale, tétine prolongée), ou des troubles fonctionnels comme une déglutition infantile. Les dents de sagesse n’expliquent pas à elles seules le chevauchement antérieur chez l’adulte, mais elles peuvent révéler ou accentuer un manque d’espace déjà présent.
Facteurs génétiques
L’hérédité pèse lourd dans l’alignement des dents. On retrouve souvent dans une même famille des arcades étroites, des dents larges ou une mandibule en retrait. Quelques mécanismes typiques :
- Micrognathie maxillaire ou mandibulaire, générant une arcade trop courte
- Macrodontie relative, quand les dents sont volumineuses par rapport à l’arcade
- Transmission d’une forme d’arcade en V, propice aux rotations et aux crowdings
À ces terrains génétiques s’ajoutent des influences environnementales. Un dépistage tôt dans l’enfance permet parfois de guider la croissance et d’éviter que le chevauchement ne s’installe durablement.
Solutions et traitements disponibles

L’arsenal thérapeutique est varié et s’adapte à la sévérité du chevauchement, à l’âge et aux attentes esthétiques. Dans la majorité des situations, l’orthodontie est le traitement de référence et permet une réduction du chevauchement dans environ 80% des cas. L’objectif est de recréer l’espace manquant, d’aligner les dents et d’harmoniser l’occlusion pour protéger les gencives et l’émail.
Pour un cas léger avec des dent qui se chevauchent sur les incisives, des aligneurs peuvent suffire en 6 à 12 mois. Pour un cas modéré, des bagues vestibulaires en métal ou céramique corrigent en 12 à 24 mois. Dans des cas plus marqués, on peut associer expansion palatine, stripping sélectif (réduction interproximale) voire extractions stratégiques. Chez l’adulte présentant une base osseuse très décalée, une chirurgie orthognathique peut compléter l’orthodontie.
Options orthodontiques
- Aligneurs transparents pour un traitement discret, amovible, avec port 22 h/24
- Bagues métalliques ou céramiques, efficaces sur la plupart des malpositions
- Bagues linguales, posées côté langue pour un rendu invisible
- Appareils d’expansion et mini-vis orthodontiques pour créer de l’espace
La réussite tient aussi à la contention. Après l’alignement, un fil collé et/ou une gouttière nocturne stabilisent la nouvelle position. Sans cette contention, les dents peuvent lentement retourner vers leur position initiale, surtout si la langue pousse encore vers l’avant ou si la respiration buccale persiste.
Exemples concrets :
- Adolescent, arcades étroites, chevauchement antérieur modéré : expansion palatine pendant 4 mois, puis bagues 14 mois, contention fixe inférieure et gouttière supérieure.
- Adulte, chevauchement léger des incisives : aligneurs 9 mois, polissage interproximale minimal, gouttière de nuit 1 an.
- Adulte, décalage osseux marqué et dent qui se chevauchent avec rotation : préparation orthodontique 12 mois, chirurgie de réalignement des bases, finition 6 mois, contention renforcée.
“Je cachais mes incisives croquées. Avec des aligneurs, j’ai vu l’alignement évoluer chaque semaine. En 10 mois, j’avais retrouvé un sourire net.”
“On a posé des bagues céramiques, discrètes au travail. Le fil de contention me rassure, rien n’a bougé depuis.”
Prévention du chevauchement dentaire
Adopter tôt de bonnes habitudes réduit le risque d’alignement serré et facilite l’hygiène. Un suivi dentaire régulier, un brossage méticuleux et un contrôle des fonctions orales (respiration, déglutition, posture de langue) jouent un rôle clé. Une orientation précoce vers l’orthodontiste permet de guider la croissance et de gérer l’espace lors des chutes de dents de lait.
Un bilan orthodontique à 7 ans aide à repérer les signes d’arcade étroite, de dents incluses ou de manque d’espace à venir. Selon le profil, des appareils interceptifs peuvent élargir doucement l’arcade, maintenir l’espace d’une dent de lait perdue trop tôt, ou corriger une fonction perturbée par une thérapie myofonctionnelle. Ces mesures réduisent le risque d’avoir plus tard des dent qui se chevauchent.
Conseils pratiques pour un sourire sain
- Surveillez les habitudes : limiter tétine et succion digitale, encourager la respiration nasale
- Consultez si le fil dentaire accroche souvent, signe d’encombrement naissant
- Protégez l’espace après la perte d’une dent de lait si la dent définitive tarde
- Traitez les allergies et l’encombrement nasal pour stabiliser la posture linguale
- Après un traitement, portez la gouttière de contention aussi longtemps que recommandé
Pour les adultes, maintenir une hygiène précise et des contrôles réguliers évite l’aggravation progressive. Les dent qui se chevauchent peuvent réapparaître après des années si la contention est abandonnée ou si les fonctions orales ne sont pas équilibrées. Un suivi simple et des gestes constants conservent l’alignement gagné et la santé gingivale associée.